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Je n'ai jamais été fan des skyblogs, et pourtant voilà que je me mets à en faire un.
La vérité, c'est que je n'ai pas assez de temps pour faire un site, et que j'ai en moi ce besoin irrépressible qu'est le fait de s'exprimer.
J'ai besoin de montrer que j'existe, sinon je n'existe pas.
J'ai besoin de montrer qui je suis, parce que ça fait trop longtemps que je fais semblant d'être quelqu'un d'autre.
Et même si demain vous oublierez l'adresse de ce skyblog, si demain vous oubliez que j'existe, si demain vous oubliez qui je suis, moi il me permettra de m'en rappeller.
J'ai désactivé les commentaires, simplement parce que... Ca se passe de commentaires. Votre avis ne concerne que vous. Et d'ailleurs, j'ai trop longtemps agi selon l'avis des autres. C'est fini, aujourd'hui je désactive les commentaires, je vous coupe la parole ; écoutez-moi.
Quitte à ne rien retenir.

Je m'appelle Méryem.
Cette année, j'ai compris qu'il ne faut pas compter sur les autres.
Cette année, j'ai compris qu'on a beau être plusieurs milliards, yaura personne pour t'aider.
Cette année, j'ai compris que les étoiles servaient qu'à te rendre aveugle.
Et cette année, putain, j'me suis rendue compte qu'il y a tant de choses que je comprends pas...


Image : De moi
# Posté le mercredi 13 juin 2007 07:51
Modifié le samedi 29 septembre 2007 10:37

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Le soleil traverse mes rideaux
Ce matin, je me suis noyée
Apparemment, il va faire beau
Et moi je ne peux plus respirer
Un oiseau murmure à ma fenêtre
Ma tête s'enfonce dans l'oreiller
Il rigole "que tu es bête"
Il m'a vu pleurer toute la soirée



Les personnes que j'aime :

http://justepouruneetoile.skyblog.com
http://le-rouleau-magique.blogspot.com
http://komonjonoisakichan.free.fr
http://perso.numericable.fr/voltinjr
http://ioria.over-blog.com/
Et tous les membres de http://www.hananoame.monforum.net/phpBB2/index.php (sans exception)

Les personnes que j'admire :

Prenez déjà toutes les personnes citées au-dessus, et les personnes que j'ai watché sur deviantart (http://autruche.deviantart.com) la plupart m'a répondu en me watchant, tellement qu'ils sont gentils : p

http://tenshisama.stools.net/
http://mewil.deviantart.com/
http://siamoize-art.skynetblogs.be/
http://laipsiks.blogspot.com/
http://starberries.free.fr/
http://lightisland.free.fr/
http://mayku.deviantart.com/
http://bizz-art.over-blog.com/
http://spaces.msn.com/members/flo86/
http://www.amarylis.net/


Je n'ai mis que les francophones et ceux qui se trouvent sur allfanarts, parce que citer les sites de tous ceux que j'admire ce serait du suicide... La liste n'en finirait pas.
Je compte mettre cet article à jour :
1) pour mettre des bannières si il y en a, quand j'aurai le temps
2) Rajoutez des personnes aux deux listes si par malheur j'en avais oublié (ce qui est fort possible vue ma mémoire de poisson rouge).

Ce sont essentiellement des dessinateurs ou des pixelartistes. Mais lorsque j'aurai retrouvé les liens des talentueux écrivains en herbe ou photographes que j'avais aperçu ya un petit temps, je préciserai à chaque lien de quelle sorte d'art il est question.

Pour ce qui est de me lier, si ça vous intéresse, le clic droit est activé donc libre à vous de prendre ma bannière.
# Posté le vendredi 15 juin 2007 09:32

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J'ai encore rêvé de Toi cette nuit
Et j'ai pleuré à mon réveil
Vas-Tu encore me hanter aujourd'hui ?
Maman, j'ai encore sommeil.

Maman, j'ai toujours sommeil.

Les clochent sonnent Ton décès
Mais pour moi le temps s'est arrêté
Le matin, j'ai une illusion de paix
J'attends encore que Tu viennes me sauver

Mais T'es toujours pas venu.

Le bruit du vide me fait tourner la tête
La nuit est déjà tombée
Les étoiles conviennent en tête à tête
D'une date pour crever

Et moi je veux mourir avec elles.



God bless blesse America, Inch'allah, Inch'alalalala
# Posté le vendredi 15 juin 2007 12:43
Modifié le samedi 29 septembre 2007 10:38

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Dans ma tête germent 3 histoires. Une est très longue, et je ne pense pas la mettre tout de suite sur mon blog, voir pas du tout, et une deuxième traite de la schizophrénie, et je manque d'informations pour le moment. (je ne tiens pas à écrire trop de bêtises)

Alors voici la troisième, qui me tient beaucoup à coeur. Je posterai la suite au fur et à mesure.

Il y avait un énorme grillage devant l'enceinte de l'école. Et une porte avec d'épaix barreaux que l'on fermait à 8h piles. Si un élève avait la malchance d'arriver à 8h01, il fallait qu'il ait un motif pour qu'on le laissât entrer, sinon il devait retourner chez lui et il serait marqué dans son dossier qu'il avait brossé les cours. Pas étonnant qu'on l'appelait "la prison".
Mon sac à dos sur l'épaule, ça faisait une bonne dizaine de minutes que j'étais prostrée devant ce camp de concentration voué à former l'élite du pays, assez loin cependant pour ne pas être vue de la concierge. Dans 3 minutes, les portes se fermeront et un coup de fil sera passé le soir même à la maison pour informer mes parents de la récidive de leur enfant. Mais mes pieds ne décollaient pas. Il fallait que j'entre, et, en deux ans de survie dans cet enfer, il ne m'était jamais venu à l'esprit de manquer les cours. Deux ans que je trimais pour être dans les 10 premiers de classe, et, de la même façon, gagner un avenir de chef d'entreprise, d'avocat ou de chirurgienne parce que c'était un métier qui gagnait de plus en plus, fonçant à l'école même avec 39 de fièvre pour ne pas manquer un seul cours - car alors il m'aurait fallu trimer deux fois plus pour rattraper ces 50 minutes qui en valaient mille. Deux ans que j'avais passés coupée du monde, avec comme seuls amis les livres de math et les dictionnaires d'anglais, n'adressant la parole qu'à mes parents et mes profs - et encors, lorsqu'ils me l'accordaient, avec la certitude que toute ma vie se jouait durant cette courte période, et que s'il arrivait que j'eus un échec un jour, je la passerais à faire la manche.
Foutu bourrage de crâne.
Aussi, pour la première fois de ma vie, devant les grilles que l'on commençait à fermer, devant ces filles en uniforme qui courraient pieds nus vers l'école car leurs souliers les auraient retardées, j'en étais venue à me poser des question. Je m'appelle Mylène, j'avais alors 16 ans et je venais de me rendre compte que je n'avais ni meilleure amie, ni petit ami, ni passion, ni rêve comme j'imaginais l'adolescence toute petite. Je venais de me rendre compte que les seules choses qui m'avaient jamais inquiétée, c'était de savoir si la prof de math se rendrait compte qu'il y avait un exercice que j'avais oublié de faire, ou si mes parents avaient remarqué que j'avais baissé de 2% en chimie.
Les portes étaient fermées lorsque je rouvris les yeux. Jusqu'alors, j'avais imaginé que la pire chose qui pourrait m'arriver, c'était qu'il soit marqué dans mon dossier que j'étais arrivée à 8h01 sans motif. Mais je fus rassurée, ce lundi, de voir que, en cet instant, la prison m'interdisait l'accès. J'imaginais, en classe, mon banc libre, et je jouissais.
"Aujourd'hui, je vais vivre".
Je laissai tomber mon sac au pied de l'arbre auquel j'étais adossée, et me sentis libre. je me tournai vers l'inconnu ; la ville. je voulais m'y perdre et que jamais on ne me retrouve.
Mourir plutôt que devenir chirurgienne.
# Posté le samedi 16 juin 2007 12:40
Modifié le lundi 18 juin 2007 10:22

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Suite

Finalement, il ne me fallut pas beaucoup de temps pour quitter l'état d'euphorie pour celui d'anxiété. Qu'avais-je fait ? Qu'allais-je dire aux parents ? Un frisson glacé me parcourut l'échine. "Il y avait une interrogation écrite, aujourd'hui ! On me mettra sûrement zéro !"
Tout s'effondrait. Quelle sorte de gamine étais-je pour manquer à mes obligations et perdre mon temps dans des ballades inutiles ? L'idée de faire un faux motif me traversa l'esprit. La signature de mon père était facile à recopier. Mais combien de temps s'était écoulé depuis ce matin ? Peut-être des heures.
Le visage dans les mains, je me mis à tituber, cherchant un banc où me laisser choir. Mais il n'y avait rien. Les passants me bousculaient, pressés. Mon coeur battait dans mon crâne, si fort que ça faisait mal. Je tremblais. Je voulais que tout ce ne fut qu'un mauvais rêve. Qu'est-ce qui m'avait pris ?! La liberté n'existe pas. Les rêves, c'est des mythes. Tout ce qui compte dans la vie, c'est le travail, je le savais pourtant. Alors pourquoi me suis-je égarée ?
Les regrets prirent toute la place dans ma tête, et je n'arrivais pas à m'empêcher de penser aux conséquences de ma folie. Il me fallait de l'air. Du vent.
Toutes seules, mes jambes se mirent à courrir. Je ne savais pas où j'étais ; j'allais rarement en ville, alors je courrais pour me perdre encore plus, haletant, les pieds blessés par mes souliers inconfortables, courrant pour oublier la douleur, courrant pour qu'on ne me retrouve plus, poussant les passants ; poupées sans vie dans ce monde qui n'existe pas, courrant parce que je n'avais jamais courru, courrant parce qu'à travers la douleur, la peur, les regrets, les larmes, le vent dans mes cheveux, je me sentais vivre. Et puis, le souffle me manqua, et je me sentis faible ; je n'avais pas déjeuné pour ne pas être en retard à l'école. Quelle ironie. Il y avait un banc sur le trottoir d'en face ; je traversai la route sans faire attention à la voiture qui faillit m'écraser, et m'effondrai sur le banc inconfortable. J'étais vide. Oui, vide ; c'est le mot. J'aurais pu rester là des heures, oubliant jusqu'à mon nom.
Lorqu'une douce mélodie me soigna petit à petit de mon amnésie. Elle sortait d'une fenêtre, au ras du trottoir, qui devait donner sur le sous-sol du bâtiment à côté. Et, à part cette musique et les voitures, il n'y avait rien de vivant dans la rue. "Il doit y avoir quelqu'un. Il me dira où je suis". La porte du bâtiment était entrouverte. Il avait l'air abandonné, mais je ne pensai même pas à avoir peur ; la musique, qui semblait sortir d'un piano, m'aimantait. J'avançais, et elle se rapprochait. Je boitais, à cause de mes pieds en sang, mais il fallait que j'aille voir. Après avoir descendu un escalier, je trouvai enfin la pièce abritant l'instrument magique. Un piano à queue, noir et brillant. Et un garçon, 18 ans tout au plus, qui faisait danser ses doigts sur le clavier. Il était de profil, et je voyais mal son visage. Ses cheveux étaient courts et noirs, assortis à son costume-cravate. "J'ai toujours su que Dieu m'apparaîtrait en costume-cravate". Cachée dans l'entrebaîllement de la porte, j'avalai chacune des notes qu'il faisait naître du piano magique. Et lorsque le morceau finit, je ressentis en moi un profond manque.
- Tu peux t'installer, murmura-t-il d'une voix rauque, sans quitter son piano des yeux.
Il... m'avait vu ? Gênée, j'entrai dans la pièce qui s'averra être une salle de classe. Ce bâtiment, une ancienne école ?
Il attendit que je me hisse sur un banc pour recommencer à jouer. Et je me pris à penser qu'à part ce piano, ce tinconnu, ce rayon de soleil qui filtrait par la fenêtre ras-du-trottoir et les illuminait tous les deux comme des êtres divins, qu'à part ce vent qui s'échappait de cette même fenêtre et se mêlait à la mélodie, qu'à part ces bancs et ces chaises qui n'avaient rien à voir avec ceux en métal de la prison, plus rien ne m'importait.
# Posté le samedi 16 juin 2007 15:11